J’ai travaillé pendant deux ans à la Protection Judiciaire de la Jeunesse en tant qu’éducatrice contractuelle.
Des raisons nombreuses et complexes m’ont poussé à démissionner, elles sont expliquées dans la lettre qui suit et plus en détail dans la suite de l’article.
Dans la police française on fiche pèle-mèle les "troubles de l’ordre public", les crimes sexuels, le "vol à l’étalage" ou les délits routiers. Les fichiers biométriques sont, dans d’autres cas, associés à des services commerciaux.
Systèmes de santé, banquiers, assureurs, administration judiciaire, gros employeurs et vendeurs de temps libre, tout le monde est intéressé.
Des devises et des Droits de l’Homme.
Il aura suffit récemment qu’un Président de la République veuille faire un bon mot, pour brouiller l’idée de justice et porter un sérieux coup à la pensée.
"Le premier des Droits de l’Homme à défendre, c’est le droit des victimes."
Le vernis de noblesse de ce discours pourrait nous convaincre, mais nous ne nous laisserons pas avoir.