Manque de curiosité, manque d’enseignement, ou sujet trop souvent abandonné aux "experts" ? Pourquoi l’économie n’est jamais vulgarisée, jamais mise en débat public, jamais soumise à référendum, le budget jamais soumis à notre approbation ?
Voici quelques réponses et non des moindres. Et pour ne pas renoncer, un beau moyen d’apprendre par soi-même.
Le mélange de la publicité et de la politique. Ou, comment le vocabulaire et les symboles nous collent à la peau.
Est-ce que les messages du quotidien ne seraient pas plus puissants pour favoriser le succès de certaines idées, que l’apparent débat électoral qui nous est fiévreusement proposé lors de chaque scrutin ?
Par un exemple de publicité, nous allons éclaircir le lien entre le verbe "s’adapter", et l’image utilisée, qui a fonction de symbole.
Dans la police française on fiche pèle-mèle les "troubles de l’ordre public", les crimes sexuels, le "vol à l’étalage" ou les délits routiers. Les fichiers biométriques sont, dans d’autres cas, associés à des services commerciaux.
Systèmes de santé, banquiers, assureurs, administration judiciaire, gros employeurs et vendeurs de temps libre, tout le monde est intéressé.
Des devises et des Droits de l’Homme.
Il aura suffit récemment qu’un Président de la République veuille faire un bon mot, pour brouiller l’idée de justice et porter un sérieux coup à la pensée.
"Le premier des Droits de l’Homme à défendre, c’est le droit des victimes."
Le vernis de noblesse de ce discours pourrait nous convaincre, mais nous ne nous laisserons pas avoir.