Voici ce qu’un ministre nous expliquait le 20 octobre 2004, lors d’une discussion qui aurait du être réservée à une élite. L’évènement était organisé par la Fondation Concorde, et a été relaté dans le Charlie Hebdo du 27 octobre de la même année.
Renaud Dutreil qui était à ce moment Ministre de la Fonction Publique et de la Réforme de l’Etat, nous expliquait :
"Les retraités de la fonction publique ne rendent plus de services à la nation. Ces gens-là sont inutiles, mais continuent de peser très lourdement. La pension d’un retraité, c’est presque 75% du coût d’un fonctionnaire présent. Il faudra résoudre ce problème.""Le grand problème de l’État, c’est la rigidité de sa main-d’oeuvre. Pour Faire passer un fonctionnaire du premier au deuxième étage de la place Beauvau , il faut un an. Non pas à cause de l’escalier [rires dans la salle], mais des corps. Il y a 1400 corps. 900 corps vivants, 500 corps morts [rires], comme par exemple l’administration des télécoms.. Je vais les remplacer par cinq filières professionnelle qui permettront la mobilité des ressources humaines : éducation, administration générale, économie et finances, sécurité sanitaire et sociale. Si on ne fait pas ça, la réforme de l’État est impossible. Parce que les corps abritent des emplois inutiles."
"A l’heure actuelle, nous sommes un peu méchants avec les fonctionnaires. Leur pouvoir d’achat a perdu 4,5% depuis 2000."
"Comme tous les hommes politiques de droite, j’étais impressionné par l’adversaire. Mais je pense que nous surestimions considérablement cette force de résistance. Ce qui compte en France, c’est la psychologie, débloquer tous ces verrous psychologiques."
"C’est sur l’Éducation nationale que doit peser l’effort principal de réduction des effectifs de la fonction publique. Sur le 1,2 million de fonctionnaires de l’Éducation nationale, 800 000 sont des enseignants. Licencier dans les back office de l’Éducation nationale, c’est facile, on sait comment faire, avec Éric Woerth (secrétaire d’État à la Réforme de l’État) : on prend un cabinet de conseil et on change les process de travail, on supprime quelques missions. Mais pour les enseignants, c’est plus délicat. Il faudra faire un grand audit."
"Le problème que nous avons en France, c’est que les gens sont contents des services publics . L’hôpital fonctionne bien, l’école fonctionne bien, la police fonctionne bien. Alors il faut tenir un discours, expliquer que nous sommes à deux doigts d’une crise majeure - c’est ce que fait très bien Michel Camdessus , mais sans paniquer les gens, car à ce moment-là, ils se recroquevillent comme des tortues."
Si on veut se débarrasser de son chien, on prétend qu’il a la rage...
I have a sort of discreet hunch that he’s gotten sore on his role and should provide out in the event that someone - well, assume many of us affirm our coworker Ryan - could offer that husband his value. Precisely how much should it pay me ? You may be a previous head, Mr Parker, he alleged, in the achievement that, I imagine, in your individual state goes by the title of bluff ; but you might find caps, you recognize. The wretch who can thereby, by insulting the sick, and defacing each statute of humanity and widespread decency, discredit the figure of a worker, was a professor along with a priest of that creed winix plasmawave 5300 air cleaner which enjoins all of us to not wreck the bruised winix plasmawave 5300 reed, and to bind up the busted in core !
LU dans Le petit Varois, édition du 11 novembre 1965 (voir le pdf ci-dessous, fac-similé de l’article original ) :
En correctionnelle : Deux jeunes dévoyés en vacances à la Croix Valmer avaient essoufflé la police... Un an de prison avec sursis et trois de mise à l’épreuve pour chacun d’eux
Draguignan (C.P.). : Audience peu chargée hier au tribunal de correctionnelle, une dizaine d’émetteurs de chèques sans provisions ont comparu à la barre ainsi qu’une bonne demi-douzaine d’inculpés pour outrage à la pudeur.
[...] Deux jeunes gens ont tenu la vedette à cette audience. Il s’agit des nommés Devedjian Patrick et Madelin Alain, étudiants à la Faculté de Droit de Paris, à qui le soleil a quelque peu tourné la tête alors qu’ils se trouvaient en vacances sur notre belle Côte d’Azur.
Dans la nuit du 5 au 6 août dernier, M. Voli, maire de la Croix-Valmer, surprenait deux individus qui tentaient de lui dérober de l’essence dans son véhicule. À sa vue, les deux voleurs prenaient la fuite abandonnant un véhicule Simca 1000 immatriculé 73 QT 83. Une embuscade était tendue par la police qui avait été alertée. 45 minutes plus tard, on tombait sur les deux hommes qui tentaient de mettre un véhicule en marche.
Si Madelin parvenait à être appréhendé, Devedjian par contre échappait aux poursuites malgré une tentative désespérée de M. Voli.
Mais comme tout a une fin, il était récupéré le lendemain matin dans un état lamentable, les pieds ensanglantés, les vêtements déchirés. ll demanda aux policiers de le ramener sur son bateau ancré à Cavalaire. Ceux-ci ne se firent pas prier pour le raccompagner d’autant plus que la perquisition effectuée sur le bateau devait s’avérer des plus fructueuses. On y trouva des pièces de voitures, un pistolet 6.35 garni de 5 cartouches, et des pièces d’identité appartenant à Mlle Castells Eliane.
Devant le magistrat instructeur, Devedjian niera toute participation aux vols d’essence, Madelin lui, reconnaît les faits qui lui sont reprochés et fait entrer dans la danse, à la place de Devedjian, un dénommé Gérard.
L’enquête déterminera bien vite tous les vols commis par les deux tristes sires :
Vol d’une Simca 1000 à St-Cyr le 2 août 65, à Laréol le 19 juillet, vol d’un moteur de bateau, le 23 juillet vol à Villefranche-Laranguais de pièces d’identité, à la Croix-Valmer le 6 août d’avoir fait usage de fausses plaques d’immatriculation et enfin à Cavalaire également le 6 août de détenir illégalement un pistolet 6.35. [...]".
C’était à une époque où la comparution immédiate n’existait pas... Quand nos deux "jeunes dévoyés" étudiaient à Assas et émargeaient à Occident...
Bien avant que Devedjian, devenu "Ministre chargé de la mise en œuvre du plan de relance", ne revienne dans le Var, plus précisément à la Seyne-sur-Mer, pour faire avec Nicolas Sarkozy le point sur la crise économique.
Tous ces flics autour du chef de l’État et de ses petits camarades... On pensait que c’était pour les protéger... Mais non : c’est pour établir un cordon sanitaire autour de Patrick et l’empêcher de faire des conneries.
MàJ du 8 décembre : La suite, avec un autre document attestant la validité de celui-ci
Extrait du "Cahier de politique économique" n°13 du Centre de Développement de l’OCDE :
"Si l’on diminue les dépenses de fonctionnement, il faut veiller à ne pas diminuer la quantité de service, quitte à ce que la qualité baisse. On peut réduire, par exemple, les crédits de fonctionnement aux écoles et aux universités, mais il serait dangereux de restreindre le nombre d’élèves ou d’étudiants. Les familles réagiront violemment à un refus d’inscription de leurs enfants, mais non à une baisse graduelle de la qualité de l’enseignement. Cela se fait au coup par coup, dans une école et non dans un établissement voisin, de telle sorte qu’on évite un mécontentement général de la population.""Une autre mesure politiquement risquée serait de réduire le nombre (ou le montant) des bourses aux lycéens et aux étudiants. Même si cette mesure n’a pas d’effet social négatif, puisque le gouvernement maintient toutes les aides aux enfants de familles pauvres, des risques importants sont pris, car ce groupe est politiquement très sensible, facile à mobiliser, soutenu par les médias et, par principe, proche de l’opposition. Il est donc préférable d’agir prudemment, par exemple en bloquant le montant nominal des bourses malgré l’inflation, ou en ajoutant certaines contraintes administratives. Mais cet exemple prouve que la première précaution à prendre est d’éviter une politique laxiste en période de prospérité, car celle-ci crée des droits qu’il est difficile ensuite de remettre en question."
Bien sûr on comprend immédiatement que ce Centre de développement de l’OCDE est une sorte de Think Tank ultra-libéral au sein-même de l’OCDE (qui n’est lui-même pas vraiment socialiste).
Bien sûr l’OCDE et ce Centre de développement ont publié nombre d’autres ouvrages qui présentent leur politique sous un jour bien plus séduisant.
Il n’en reste pas moins que lorsqu’on lit les projets tels qu’ils sont appliqués un peu partout dans le monde, on devine bien quelle est la source d’influence principale de nos dirigeants.
Cet info a déjà circulé par mail, n’hésitez pas à amplifier le circuit en la relayant vous-aussi !