Le journaliste est un être humain
Le journaliste est un être humain pris dans les mécanismes des relations sociales. Le journaliste est un être humain tenu par une certaine "obligation de rentabilité".
Ce chantier de fouille commence par quatre pistes, en guise de "références simples, drôles et évidentes" :
- Il peut être intéressant, si une petite envie de conscience vous titille, de regarder l’excellent film de Mark Achbar et Peter Wintonick : La Fabrique du Consentement : Les médias et les illusions nécéssaires . Un film sur la pensée de Noam Chomsky, intellectuel boudé par les médias français.
Vous pouvez en voir des extraits ici. Disponible aussi en DVD. Vous pouvez également l’entendre sans modération dans les interviews que lui a consacrées Daniel Mermet dans sa modeste et géniale émission Là-bas si j’y suis. Cela aide à répondre à la question : "Pourquoi n’entend-on pas le discours de Noam Chomsky en France ?"
—> Ecouter les interviews de Noam Chomsky par Daniel Mermet

- Si par hasard, il vous reste un peu de curiosité, vous ne manquerez pas le film Pas vu, pas pris , de Pierre Carles, dans lequel il raconte ses tentatives pour parler de déontologie à la télévision.
Trois films de Pierre Carles :
- Pour parfaire le tableau, nous avons un Président de la République qui balaye ouvertement les codes de déontologie et use de moyens de pression à travers son réseau ou directement depuis son bureau. Ces sujets sont traités dans certains médias, mais rarement ou jamais dans les journaux télévisés. Ils reviennent régulièrement sur le devant de la scène, mais cela ne dérange pas plus que ça. La liste risque donc d’être longue. Elle pourrait commencer par cet article qui résume l’historique de ce qu’il nous a déjà été donné de constater. Les évènements continuent ici avec encore des dossiers "normaux", mais jugés non-dignes d’intérêt car le sujet est en fait tabou. Mais les patrons de presse ne l’avoueront pas. Revenant au journal de 20 heures, nous avons relevé ce reportage de France 2 qui associe le Président Sarkozy à un héros de fiction qui combattrait les terroristes avec un succès toujours garanti : (vidéo ci-contre).
Quand l’information est mise en scène avec usage de leviers émotionnels, on appelle cela de la propagande.
Enfin, Nicolas Sarkozy profite d’une faille légale peu exploitée par ses prédécesseurs : le CSA et la règle du tiers. Un tiers de temps de parole pour le gouvernement, un tiers pour la majorité et un tiers pour l’opposition. Le temps de parole du Président n’est pas comptabilisé. Une réaction dans cet article.
Ce sujet s’étendra probablement très profond dans les entrailles de Fol d’ire. A suivre...