Expérience citoyenne

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Rénovation du PS : Des rénovations ? Toujours, mais où ?

Rédacteur : SylvanoDeLaSelva  - Publié le 29 juin 2007 05:11  - Dernière mise à jour le 9 janvier 05:15

En 1898, on cherchait déjà un socialisme qui réponde vraiment à la notion de progrès social, et on proposait des analyses approfondies. Je veux parler de Rosa Luxembourg, qui a su très tôt repenser le marxisme pour viser non-pas, la dictature du prolétariat, mais un équilibre. Pourquoi, aujourd’hui, un siècle plus tard, notre socialisme français est-il si peu bavard sur les améliorations au capitalisme tant attendues ?

A partir de cette question, nous avons eu envie de revenir sur des notions de base :

- Qu’est-ce qu’une classe sociale ?

- Ne devrait-on pas réfléchir de nouveau à la définition des critères qui organisent la société ; la classe sociale ou la Catégorie Socio-Professionelle (CSP) reflètent-t-elles des réalités sociales ?

- Les classes luttent-elles entre-elles ? Et les CSP ?

- Les médias sont-ils faits pour servir le peuple ?

- Et au final : Les médias de classe luttent-ils ?! :) [1]

Aujourd’hui, on pourrait presque dire que la nouvelle classe opprimée, c’est celle des gens qui regardent TF1, ou celle de ceux qui collaborent avec les syndicats patronaux, les vigiles qui exécutent leurs basses besognes, les petits journalistes et pigistes qui doivent une obéissance aveugle et une dévotion totale à leur rédac’ chef, les ados qui avalent de la pub à longueur de journée et subissent la tyrannie de la mode à travers des idoles-gondoles (tels les rappeurs-vitrines sponsorisés !) etc...

Et nous nous sommes rendu compte, que de nombreux auteurs écrivaient depuis longtemps sur ces sujets, et que les médias auxquels nous faisions confiance, nous orientaient souvent sur des chemins détournés, en négligeant gravement certains aspects de la connaissance.

De là à penser que ces négligences sont conscientes, il n’y a qu’un pas. Que nous franchirons parfois, et d’autres pas.

Bref, nous nous sommes dit que les diverses idéologies qui nous étaient présentées par les candidats à cette dernière élection de mai 2007 étaient bien à côté de la plaque et qu’il fallait, non-pas rénover le PS, mais rénover la définition de classe sociale afin qu’elle prenne en compte les nouvelles formes de domination, notamment celle qui est introduite progressivement par les programmes scolaires. Qui défend aujourd’hui le droit des enfants à une éducation critique ?

Les idées humanistes seront ici remises au goût du jour, et harmonisées dans leur architecture avec les nouvelles idées. Ce sont tous les combats de gauche qui doivent prendre en compte l’influence néfaste des médias de masse, et la dimension globale du combat pour des entreprises multinationales contrôlées par les Etats, pour ne citer que ces éléments qui empêchent que le débat soit posé dans les bons termes.

C’est un pari, que nous espèrons remporter. [2]

Notes

[1] quezaco ? : Si on peut dire "Médias de classe", c’est parce que chaque fabricant de contenu visuel ou audio a une cible : c’est à dire un public auquel il veut s’adresser et à qui il pourra soumettre ses nombreuses pages de pub. Cela s’appelle le marketing et tout le monde trouve ça normal. Enfin, moi pas. Les médias adaptent alors le réalisme et la qualité des programmes en fonction du niveau de lucidité de leur cible. Plus les spectateurs_cible sont manipulables, plus on en profite pour restreindre leur envie de réfléchir pour les concentrer sur la pub. C’est déplorable, ça agit violemment sur nous, mais nous ne voulons pas en prendre conscience.

On se rappelle tous la célèbre phrase de Patrick Lelay : " Il y a beaucoup de façons de parler de la télévision. Mais dans une perspective ”business”, soyons réaliste : à la base, le métier de TF1, c’est d’aider Coca-Cola, par exemple, à vendre son produit (...).

Or pour qu’un message publicitaire soit perçu, il faut que le cerveau du téléspectateur soit disponible. Nos émissions ont pour vocation de le rendre disponible : c’est-à-dire de le divertir, de le détendre pour le préparer entre deux messages. Ce que nous vendons à Coca-Cola, c’est du temps de cerveau humain disponible (...)." Vous pouvez lire à ce propos le travail d’Acrimed lié à TF1 et la pub.

[2] Et vous pourrez nous commenter le résultat après avoir parcouru le site. Visitez les autres rubriques !

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