Expérience citoyenne

avec des sons et des images

Mettre des mots et Maîtres-mots

Rédacteur : SylvanoDeLaSelva  - Publié le 19 juin 2007 05:32  - Dernière mise à jour le 9 janvier 05:22
"Monde de merde", a-t-il dit avant de mourrir.
Ce jour-là, la classe et l’élégance perdaient en la personne de George Abitbol leur plus grand représentant : George Abitbol était "L’homme le plus classe du monde".

La suite dans le film La Classe Américaine [1] de Michel Hazanavicius et Dominique Mézerette.

Le Grand Détournement : La Classe Américaine

Qu’a-t-il donc voulu dire ce soir-là, dans la tempête, alors que sa vie défilait devant ses yeux, et qu’elle semblait ne se résumer qu’à un talent certain pour les bons mots, le franc-parler et les sous-entendus salaces ?

Peut-être la même chose que Jack Bauer : Que le monde est menacé par des terroristes toujours plus dangereux et imprévisibles dans leurs attaques contre le peuple-amour-et-paix ? - Pardon, arrêtez-moi là.

Non, George Abitbol avait une très grande sensibilité, et prenait à ce moment-là conscience de la vanité de son expérience.
Toute sa vie, derrière une façade diplomatique des plus parfaites, - rappelons ici qu’il avait la classe - il avait concilié son goût pour la vie, avec la nécessité humaniste d’encourager ses semblables à s’élever avec lui.

"Tu fais un amalgame entre la coquetterie et la classe" aura été sa phrase la plus célèbre. Par-là, il nous invitait à ne pas sombrer dans le narcissisme, mais au contraire, il démontrait que la seule façon d’aborder la vie sans qu’elle nous abime, c’est d’être stoïque, dépassionné et en harmonie avec les chemins de nos concitoyens. Il connaissait la classe. Et il savait en parler.

C’est du cinéma, et ça me permet de mettre des mots. Pas n’importe quels mots : des mots qui sont censés mettre une image sur le contenu de ce site.

Des mots comme : questionner, connaitre, structurer sa pensée.
A ces mots, nous pourrons associer : média, humour, classe et mouvement.
De maîtres-mots, et comme chacun le sait, des mots à double tranchant.

"Tu fais un amalgame entre la coquetterie et la classe"

Et il savait de quoi il parlait : de "Nique la Police" à "Passons la banlieue au Karcher", le monde était dans un état de confusion totale. La "coquetterie" de la formule remplaçait la "classe" du débat d’idées.

Chaque jour, des extraterrestres enlevaient d’innocents travailleurs pour les soumettre à d’horribles expériences de manipulation génétique. Le gouvernement était complice, des millions d’enfants étaient condamnés à cause d’un virus mutant et la population des pays pauvres affluait en masse vers l’Occident, où un remède avait été trouvé. La guerre permanente était annoncée, et l’Eglise de Scientologie avait déjà annoncé qu’elle collaborerait avec les extra-terrestres.

A côté de ça, la complexité de notre réalité nous paraissait déjà déprimante, nous ne savions plus vraiment si les OGM étaient extraterrestres et si les promesses du gouvernement n’engageaient que ceux qui les écoutaient.

"Monde de merde" avait dit George, et pour ne pas sombrer, nous avons réagi.

Nous avons décidé de commencer à élaborer un site-schéma, car il y a une forme de schéma sous-jascent dans le "Monde de merde", un schéma qui mérite d’être discuté, un schéma brouillé par la bataille de mots qui fait rage en ce moment dans les médias.

Le premier thème qui nous a inspiré fut la rénovation, au PS et ailleurs.

Mais nous ne sommes là pour effrayer personne, ni pour dénoncer des comploteurs, et encore moins pour nous associer à Ben Laben dans sa critique des Etats-Unis.

Un site qui voudrait communiquer avec vous pour parvenir à structurer sa pensée autour de thèmes omniprésents dans notre univers -bien trop- médiatique.

Et je viens d’utiliser ou de faire référence à ces quelques mots que j’avais posé en vrac plus haut. Etant parmi les plus expressifs, ils sont aussi à double tranchant. Etre conscient, avoir une pensée critique, chacun s’en réclame :
Quelle secte ou quel parti politique ne les utilise pas tous les jours ?

Et si je vous dis que nous écouterons vos commentaires critiques pour nous améliorer, vous risquez d’entendre "boîte à suggestions" ou "démocratie galvaudée".

Non ! Nous sommes là pour discuter simplement. Il n’y a pas d’enjeu, pas de culpabilisation. Simplement informer, et ne pas se laisser abattre !

Que de mots !

Regardez plutôt un film !

Voici d’autres extraits de La classe américaine
là aussi

Que pensez-vous de tout ça ? Dites-le nous !


Pour voir d’autres vidéos, suivez ce lien : Toutes les vidéos

Contributions

Message de lolly paparazzi
 le 11 juin 2008 09:41

le flim oeuvre politique

On voit bien à quel point les films hollywoodiens de l’époque par le biais d’acteurs tel que Charlton Heston(actuellement fervent défenseur de la NRA "national rifle association"pour ceux qui conaissent pas)et john wayne ont inculqué une idéologie bien particulière."georges est un fasciste de merde"Et oui malheuresement il l’était dans ses films mais aussi dans la vraie vie.(bravo seal20 pour le site tu t’es cassé le cul)

L’Homme , animal politique , organise , les moyens de communication , les moyens de surveillance , et les moyens de répression , pour définir le "déviant" , assoir un pouvoir , qui combat ce "déviant", et hiérarchiser , en fonction de ces deux extrêmes , sa propre morale , en évolution .