Expérience citoyenne

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Pascale Fourier : "Je ne comprends rien à l’économie, mais je me soigne."

Rédacteur : SylvanoDeLaSelva  - Publié le 2 août 2008 01:24  - Dernière mise à jour le 9 janvier 16:00
Mots-clés associés : animal politique pouvoir combat évolution
A Fol d’ire, nous ne comprenions pas grand-chose à l’économie. Probablement parce que nous n’avions pas beaucoup de curiosité, ou que les cours du Lycée n’avaient pas beaucoup pénétré dans nos esprits, mais également parce que l’économie est un sujet que les médias préfèrent laisser aux "experts".

Comprenez bien : si l’on devait expliquer l’économie à la télévision et dans les journaux, il faudrait expliquer que :

  • L’économie se base sur l’hypothèse d’un être humain agissant de manière rationnelle dans ses choix.

Ce serait l’être humain qui orienterait de façon rationnelle ses choix de consommation afin d’influer sur les choix de production. Ce n’est pas vraiment le cas, et l’on se rend compte, à mesure que la psychologie de développe, que l’être humain "lambda" fait ses choix en s’appuyant sur de nombreux critères irrationnels. L’esprit ne pouvant que tenter de raisonner cette irraison... Et ce n’est pas la logique publicitaire qui viendrait contredire cela.

  • Il y a autant de théories économiques qu’il y a d’économistes.

Il existe donc un débat permanent dans les milieux économiques. Ce débat devrait donc être représenté à la télévision et dans les journaux. Or, pour de nombreuses raisons (notamment de complexité), les médias rechignent à mettre en scène ce débat.

D’autre part, les médias font régulièrement appel à des commentateurs, à de très réputés "experts". On attend de ces experts qu’ils jugent l’opportunité et la validité des politiques économiques proposées. Afin que l’exposé soit court et simple, les médias n’interrogent que des économistes proches de la tendance économique dominante. (Il est toujours plus simple de dire "C’est bien mais..." que de dire "Cela ne va pas du tout..." Il faudrait alors développer une critique bien étayée.)

Cela permet d’ériger en "saintes paroles" les prévisions des économistes que l’on invite et de "servir la soupe" à des prix Nobel d’économie.

*

Pour lutter contre ces deux obstacles de poids, Pascal Fourrier a réalisé une longue série d’émissions de radio (plus de 200 !). Dans ces émissions, elle mène un dialogue avec des économistes, mais aussi des responsables associatifs et administratifs, des sociologues, des hommes politiques de droite et de gauche, des responsables d’ONG, des philosophes...
Avec une ligne de mire très clair : faire de l’éco-pédago. C’est à dire défricher le terrain accidenté de l’économie, afin que les néophytes puissent enfin y comprendre quelque chose.

L’émission s’est arrêtée en 2007, mais pendant ces 7 années de travail acharné, Pascal Fourier a accumulé une belle somme de "fiches techniques" radiophoniques de grande qualité. Elle s’est donc organisée avec les auditeurs pour rendre ce contenu accessible à tous et gratuitement sur Internet, et offre également la possibilité d’imprimer les transcriptions des émissions pour les diffuser sur papier, mais également d’obtenir des CD contenant la totalité des émissions pour les transmettre à d’autres "en main propre"...

Le site est à cette adresse : Des sous et des hommes et vous pourrez cliquer sur le "méli-mélo d’émissions" pour l’écouter directement sur internet.

Attention, merveille...

Et le travail reprend en 2008 avec J’ai du louper un épisode... : c’est la suite, en mieux, en un peu différent, en plus, en couleur, en HD5.1 holographique... avec de nouvelles interviews, et des liens vers les anciennes, histoire de créer encore plus de connexions dans notre cerveau.

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L’Homme , animal politique , organise , les moyens de communication , les moyens de surveillance , et les moyens de répression , pour définir le "déviant" , assoir un pouvoir , qui combat ce "déviant", et hiérarchiser , en fonction de ces deux extrêmes , sa propre morale , en évolution .